Un nouveau président pour l'Alcap

Un nouveau président pour l'Alcap
L'association landaise des chasseurs d'alouettes aux pantes est désormais présidée par Jean-Pierre Calorme.

L'Association landaise des chasseurs d'alouettes aux pantes (1) (Alcap), désormais présidée par Jean-Pierre Calorme, compte 900 adhérents. 1 277 postes sont déclarés en préfecture, comme l'exige la loi. Il y a en moyenne deux chasseurs par emplacement. Les cabanes se concentrent en Maremne et en Marensin. « C'est une des raisons pour lesquelles j'ai postulé à la présidence », explique le Messangeot Jean-Pierre Calorme. Il remplace Bernard Laclau qui, à 70 ans, reste à l'Alcap comme conseiller technique.

Des carnets de prélèvement précisant le nombre exact de prises font partie des obligations liées à ce type de chasse. « Je l'ai rabâché à l'assemblée générale départementale tenue à Messanges le 21 septembre dernier : il me faut des chiffres précis. L'an dernier le quota n'a pas été atteint. L'arrêté du ministère de l'Écologie daté du 10 juillet 2012 le fixe à 260 000 alouettes des champs, seule espèce autorisée. La moindre infraction se traduira par le gel du poste du contrevenant », a averti le président nouvellement élu.

Deux axes migratoires

Ces oiseaux migrent souvent la nuit suivant deux axes : les villages côtiers et l'océan quand le vent vient de l'est, et à l'intérieur par vent d'ouest. Depuis la tempête de 2009, les alouettes privilégient l'intérieur en profitant des couloirs de déboisement. Une vingtaine de postes - naguère occupés par des anciens - restent disponibles dans les Lan- des.

Depuis plus de dix ans, des opérations de baguage s'opèrent à Lit-et-Mixe et à Saint-Julien-en-Born. Menées par des scientifiques et des techniciens de la fédération, elles s'effectuent en nocturne avec des filets dressés : pesage, détermination du sexe, baguage et relâche.

« Il faut qu'à chaque prise d'oiseaux, si bagues il y a, qu'elles soient retournées à l'Alcap. Ça nous permet de déterminer le lieu d'origine du baguage. Certaines alouettes viennent de Scandinavie ou encore de Russie. Elles migrent par le couloir landais ou la vallée du Rhône. »

Jean-Pierre Calorme a annoncé sa volonté de faire modifier l'article 7 de l'arrêté ministériel. « Il stipule que les appelants doivent être gardés dans le poste de déclenchement des filets. Nous voulons qu'ils puissent se trouver dans la zone de la cabane et non pas cloîtrés dans l'obscurité du poste de commandement où les alouettes ne voient jamais le soleil. Cette modification serait un juste retour à la tradition landaise. »

Le nouveau président landais assistait à la chasse aux pantes dès ses dix ans sur l'installation de la ferme familiale à Soustons, au quartier Costemale. Très vite, il manœuvrait les filets sous l'œil attentif du paternel. « J'ai toujours pratiqué ce type de chasse, mais aussi celle à la bécasse et comme piqueur pour un louvetier. Je fais toutes les battues, qu'il s'agisse de cervidés comme de nuisibles. »

Président de l'ACCA de Messanges (3 400 hectares) depuis une douzaine d'années, Jean-Pierre Calorme peut compter sur 180 chasseurs parmi lesquels 12 Espagnols. Cette ACCA a la spécificité d'avoir une trentaine de ses adhérents pratiquant avec un certain succès la chasse à l'arc.

(1) Filets horizontaux.

(Article issu du journal Sud-ouest du 29/09/2012 par J-M Flipo)