Détection de la COVID 19 dans les eaux usées

Détection de la COVID 19 dans les eaux usées
La station d'épuration Bernard Coutanceau de Soustons dans le réseau d'étude OBEPINE

Plusieurs études scientifiques à l’échelle internationale (France, Pays-Bas, Australie, USA...) ont démontré la présence de traces non contaminantes (ARN Viral) du virus SARS‐CoV‐2 (responsable de la COVID‐19) dans les eaux usées urbaines brutes non traitées. Certaines de ces publications ont également montré que la concentration de ces traces dans les eaux usées urbaines brutes augmente avec la croissance de l’épidémie. D’autres publications scientifiques indiquent que les selles des personnes infectées par le virus SARS-CoV-2 présentent des traces de ce virus dès le début l’infection, avant le déclenchement de symptômes cliniques. Même les personnes asymptomatiques présentent des traces virales dans leurs selles.

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Un consortium de laboratoires de recherche porte un projet dit ObEPINE (Observatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées) basé sur l’analyse des eaux usées comme outil épidémiologique de mesure de la dynamique de la COVID-19. Ce protocole sera expérimenté sur quelques stations de Nouvelle-Aquitaine dont la station d'épuration Bernard Coutanceau de Soustons.

Ce protocole consiste à prélever des eaux brutes 2 fois par semaine à partir du 20/07/20, jusqu'à mi septembre au minimum. Les analyses seront dans un premier temps réalisées par le laboratoire Qualysesitué à La Rochelle, puis à partir de mi-août par le laboratoire LPL de Mont de Marsan. Ce protocole sera modifié si un rebond épidémique se manifeste et passera à 6 échantillons par semaine en saison estivale puis 3 échantillons par semaine en saison automnale. A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas les mesures prises par l’ARS en cas de présence de Covid.

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